Les données provenant des appels de 211 Ontario améliorent le financement et la prestation des services sociaux à Ottawa.

Un nouveau partenariat entre le centre d’appels 211 Ontario à Ottawa, et un groupe de chercheurs locaux, fera une différence significative dans la façon dont les services sociaux sont financés et offerts dans la capitale.

Débutant ce printemps, le centre d’appels 211 Ontario à Ottawa fournira des données de base anonymes sur le profil des appelants – le genre, l’âge approximatif, les trois premiers caractères de leur code postal, et la nature des services demandés – à une équipe d’universitaires qui a compilé un portrait détaillé des 97 quartiers d’Ottawa, sur les plans démographique et socio-économique.

Pour les chercheurs, cet exercice de partage de données va bonifier un portrait déjà assez détaillé de communautés distinctes. Il y aura d’autres bénéficiaires. Cette entente fera que les citoyens ordinaires auront un meilleur accès aux ressources communautaires essentielles. L’information additionnelle rendra les décisions de financement des programmes plus faciles pour les bailleurs de fond; les décideurs et les organismes communautaires auront une meilleure idée des lacunes et des chevauchements au niveau des services.

“Les données que nous avons grâce à 211 vont nous permettre de peaufiner notre recherche et d’identifier les manques du côté de la prestation des services sociaux dans les quartiers d’Ottawa,” dit David Hole, coordonnateur du projet de recherche, Ottawa Neighbourhood Study (ONS en anglais). “De là, nous pouvons obtenir une image encore plus complète de notre communauté que les décideurs, au gouvernement et dans les organismes sociaux, peuvent utiliser pour faire des choix éclairés concernant la planification des programmes, l’engagement communautaire, et la prestation de services.”

Centraide Ottawa est particulièrement intéressé par les résultats de l’entente 211-ONS. Chaque année, l’organisme doit prendre des décisions difficiles : comment allouer de la meilleure façon possible des dizaines de millions de dollars qu’il reçoit en dons de la communauté. Des profils de quartiers complets et détaillés, comme ceux développés par ONS, permettent aux planificateurs de Centraide de cibler les endroits de la ville où se retrouvent les lacunes en services et où les rationalisations s’imposent.

“La capacité à faire coïncider les données des services sociaux avec la demande est d’une importance capitale pour nous,” dit Karen Milligan, directrice des communications

à Centraide Ottawa. “Quand les données concernant les appelants est incorporée  dans l’étude ONS, les organismes comme le nôtre sont capable d’utiliser les précieux fonds des donateurs de façon encore plus efficace – et dans les quartiers de la ville où on en a le plus besoin.”

Centraide Ottawa n’est pas le seul organisme à base communautaire qui va tirer bénéfice de l’entente 211-ONS. Les groupes de prestation de services soutenus financièrement par Centraide Ottawa utilisent aussi ces données pour améliorer leur réponse aux besoins de la communauté. Ils l’utilisent aussi pour faire des demandes de nouvelles subventions du même bailleur de fonds.

“Il y a deux ans, Centraide Ottawa a lancé son tout premier appel d’offres,” dit Milligan. “Centraide a invité les agences de services sociaux à soumettre des projets pour des programmes éventuellement financés par les dollars de la communauté. Étant donné que les agences faisant demande se sont basées sur les données de l’étude ONS pour justifier leurs soumissions, la qualité des demandes de subventions a été tout-à-fait exceptionnelle. Nous nous attendons à ce que la tendance se maintienne; la qualité des demandes devrait augmenter encore un fois lorsque les données du 211 seront jumelées à celles d’ONS.”

Aider les Ottaviens dans le besoin

211 a été une véritable révélation à Ottawa. Le service a aidé des milliers de résidents de la région à trouver des ressources communautaires à toute heure du jour ou de la nuit, et dans 150 langues. Mais ce n’est pas tout : en partageant les données de base des appelants avec des groupes comme ceux qui dirigent l’étude ONS, la prestation de services sociaux de haut calibre devient plus fluide et efficace.